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L’intervention rapide d’une enseignante sauve la vie d’une élève

Le répartiteur au 9-1-1 l’a aidée à effectuer les manœuvres de RCR sur une élève qui s’est effondrée.
Wendy Swain sourit devant un arbre tropical.

L’été dernier, Wendy Swain donnait des cours de rattrapage à une école de Vancouver. Un après-midi de juillet, alors qu’elle surveillait dans la cour pendant la récréation, deux élèves sont arrivés en courant vers elle, criant que leur amie était tombée. « Elle ne se réveille pas! »

Enseignante de première année, Wendy était habituée que les élèves jouent des tours, mais lorsqu’elle a vu la jeune fille allongée face contre terre, elle a compris que ce n’était pas une blague. Elle a couru très vite vers l’élève et a demandé aux autres de se rendre rapidement au secrétariat pour obtenir de l’aide.

« Son cœur ne battait plus, se rappelle Wendy. Cette élève de 12 ans, avec laquelle j’avais créé un lien tout l’été, était inanimée. » Elle a appelé le 9-1-1 avec son cellulaire, mais comme la réception était mauvaise, la panique a commencé à s’emparer d’elle.

Début des compressions thoraciques

Le répartiteur lui a dit de demander à un élève d’aller chercher le défibrillateur de l’école. Il lui a ensuite demandé de retourner la jeune fille sur le dos et de commencer les compressions thoraciques.

« Ne meurs pas, je t’en prie, ne meurs pas », disait Wendy pendant qu’elle appuyait à maintes reprises sur la poitrine de la jeune fille. Entre-temps, l’élève est revenu et a dit à Wendy qu’il n’y avait pas de défibrillateur.

Au téléphone, le répartiteur comptait les compressions : « Un, deux, trois, quatre – nous allons le faire 600 fois, Wendy. » Ses encouragements ont permis à l’enseignante de garder son calme et de se souvenir de sa formation en RCR. « Il m’a vraiment ramenée à la réalité et j’avais l’impression que quelqu’un était à mes côtés. »

L’ambulance est arrivée en moins de dix minutes. Les ambulanciers ont continué les compressions thoraciques et ont sorti leur défibrillateur, plaçant rapidement les électrodes sur le corps de la jeune fille. Wendy observait la scène; il a fallu une seule décharge de l’appareil pour que le cœur de l’élève se remette à battre.

Avant qu’elle soit installée dans l’ambulance, elle présentait des signes vitaux. « C’était incroyable », raconte Wendy.

Des défibrillateurs dans les écoles

Moins d’une semaine plus tard, Wendy et le directeur de l’école ont rendu visite à l’élève à l’hôpital et ont rencontré sa famille, qui était très reconnaissante. « Elle se bagarrait avec son frère jumeau sur le lit, comme si absolument rien n’était arrivé. »

Aujourd’hui, la jeune fille se porte bien. Les médecins n’ont pas trouvé de cause évidente pour expliquer son arrêt cardiaque.

Quant à Wendy, elle incite activement toutes les écoles de Vancouver à être munies de défibrillateurs externes automatisés (DEA).

« Selon moi, c’est aussi essentiel qu’un extincteur », explique-t-elle. Elle encourage également les autres enseignants et ses amis à suivre une formation sur la RCR et les premiers soins.

« L’école se situe tout près de l’hôpital, les ambulanciers sont donc arrivés rapidement avec le défibrillateur. C’est terrifiant de se demander ce qui se serait produit si une décharge n’avait pas été envoyée à son cœur à temps. »