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Ce que toutes les femmes devraient savoir sur les maladies du cœur

Connaissez votre risque et sachez vous protéger
groupe de trois femmes

La plupart des femmes savent que les maladies du cœur sont des affections graves, mais elles croient que ces dernières ne les concernent pas. Et vous?

Réfléchissez à ceci :

  • Les maladies du cœur sont la cause principale de décès prématuré chez les femmes au pays (c’est-à-dire de décès avant l’espérance de vie attendue).
  • Les femmes sont cinq fois plus nombreuses à mourir d’une maladie du cœur que du cancer du sein.
  • Les femmes qui font une crise cardiaque sont plus susceptibles que les hommes d’en mourir ou d’en subir une deuxième.

« Le cœur des femmes est bien différent de celui des hommes, et on commence à peine à cerner ses particularités, affirme la Dre Cindy Yip, directrice de la santé cardiaque à Cœur + AVC.

En ce qui a trait aux maladies du cœur, les femmes sont peu sensibilisées et sous-représentées dans les travaux de recherche. Le système de santé présente plusieurs lacunes quant au diagnostic et au traitement, et celles souffrant de ces affections reçoivent un faible soutien en rétablissement. Il est grand temps d’agir, et les solutions impliqueront une révision globale du système de santé. »

Le Bulletin du cœur 2018 de Cœur + AVC aborde ces lacunes, à savoir ce qui a engendré cette situation et ce que nous pouvons faire pour combler l’écart qui met la vie de beaucoup trop de femmes en péril. D’ailleurs, le risque que courent les Autochtones et les femmes d’autres origines ethniques est encore plus grand, notamment celles vivant dans la pauvreté et celles habitant des régions éloignées ou rurales.

Prenez les choses en main

 « Le nombre d’heures que travaillent les femmes sans être rémunérées est encore disproportionné par rapport aux hommes, ce qui leur laisse peu de temps pour prendre soin de leur santé, explique la Dre Yip. Il faut épauler davantage les femmes pour qu’elles sachent bien que pour prendre soin des autres, elles doivent d’abord prendre soin d’elles-mêmes, et qu’il ne s’agit pas d’un fardeau de plus, alors qu’elles sont déjà très occupées. Leur famille, leur milieu de travail et leurs dispensateurs de soins de santé doivent les appuyer dans cette démarche. »

En attendant, les femmes peuvent passer à l’action et réduire leur risque de maladies du cœur. Commencez par parler à votre médecin de vos propres facteurs de risque et adoptez les habitudes de vie suivantes pour réduire votre risque dès aujourd’hui :

  • Cessez de fumer ou restez non-fumeur.
  • Atteignez et maintenez un poids santé
  • Faites de l’activité physique d’intensité modérée à élevée, à raison d’au moins 150 minutes chaque semaine par périodes de 10 minutes ou plus.
  • Maintenez une pression artérielle saine en adoptant de nouvelles habitudes de vie (comme l’augmentation de l’activité physique) et en prenant une médication, le cas échéant.
  • Ayez un régime alimentaire sain et équilibré axé sur les aliments entiers et comportant beaucoup de légumes et fruits, et cuisinez à la maison le plus souvent possible.
  • Prenez les médicaments visant à réduire votre risque de maladies cœur et d’AVC tels qu’ils vous ont été prescrits par un professionnel de la santé, notamment ceux contre l’hypertension artérielle, un taux élevé de cholestérol et le diabète.
Bonnes nouvelles

Le Bulletin du cœur 2018 fait état de travaux de recherche captivants menés actuellement pour nous aider à mieux comprendre les facteurs de risque propres aux femmes.

Par exemple, des études subventionnées par les donateurs de Cœur + AVC éclaireront sur :

« Depuis trop longtemps, le cœur des femmes est incompris, souligne la Dre Yip. Il faut que ça change, et c’est en travaillant ensemble que nous — gouvernements, professionnels de la santé, chercheurs, bailleurs de fonds et autres intervenants — y parviendrons. »

« Entre-temps, les femmes peuvent s’aider elles-mêmes en s’informant, en sachant quelles questions poser aux dispensateurs de soins de santé, en propulsant les découvertes médicales et en s’accordant du temps pour prendre soin d’elles.

Nous devons, moi y comprise, nous rappeler que la meilleure façon de veiller sur les autres est de prendre soin de nous-mêmes d’abord. »