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Des moniteurs aident les ados malades du cœur

Un projet pilote de recherche innovante montre que les moniteurs motivent les jeunes malades cardiaques à être plus actifs.

Breanna West a subi trois chirurgies à cœur ouvert avant d’avoir 4 ans. Ces opérations étaient nécessaires pour réparer l’anomalie cardiaque avec laquelle elle est née, une hypoplasie du cœur gauche.

 

Breanna a maintenant 14 ans et elle va bien. Elle est en neuvième année à Coquitlam, en Colombie-Britannique. Mais elle prend encore des anticoagulants; par conséquent, sa pratique d’activité physique est limitée. Elle doit, par exemple, éviter les sports comme le football et le basketball, où une blessure pourrait entraîner des ecchymoses ou des saignements.

Lorsqu’elle a su qu’il existait un projet de recherche qui aidait les enfants comme elle à être plus actifs physiquement, elle a voulu y participer.

Les enfants qui vivent avec une cardiopathie congénitale, comme Breanna, ont tendance à être moins actifs et moins en forme que les autres, affirme le Dr Kevin Harris, cardiologue pédiatrique au BC Children’s Hospital de l’Université de la Colombie-Britannique et chercheur principal de l’étude.

On estime que 7 % des enfants du pays respectent la recommandation d’un minimum de 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse par jour. Pour les enfants souffrant d’une cardiopathie congénitale, cette proportion est probablement encore plus faible.

Le Dr Harris explique que la sédentarité a un impact sur leur santé future. « Nous voulons qu’ils aient un cœur en bonne santé toute leur vie. »

Son équipe a lancé une étude pilote de petite envergure dans la région de Vancouver afin de constater s’il était possible d’augmenter le niveau d’activité chez les jeunes souffrant d’une cardiopathie congénitale. Les chercheurs ont donné à chacun des participants à l’étude (âgés de 13 à 16 ans) un bracelet-moniteur avec des exercices personnalisés par un physiologiste de l’exercice, selon leurs intérêts et leurs ressources familiales. Les jeunes pouvaient brancher leur moniteur à un ordinateur afin de faire partager et de comparer leur niveau d’activité avec leurs amis.

Les résultats préliminaires ont montré que la majorité des jeunes participant à l’étude avaient augmenté leur niveau d’activité de 2 à 25 minutes par jour. Ils avaient également réduit leur temps de sédentarité jusqu’à 6 %. Dans le groupe témoin, les niveaux d’activité avaient diminué.

Le Dr Harris affirme que le plus important est que les jeunes dans le groupe d’essai semblaient s’amuser. « Le plus valorisant a été de voir combien les jeunes ont aimé l’utilisation de la technologie. »

Breanna a suivi à la lettre les exercices prescrits par le physiologiste, y compris la marche, les tirs au panier et le volleyball. Selon Karen West, sa fille a trouvé que le moniteur l’avait beaucoup motivée. « C’était amusant pour elle d’aller en ligne. Elle voulait que son niveau d’activité ait de l’allure. »

Maintenant, le Dr Harris et son équipe essaient d’élargir la recherche afin d’inclure au moins 50 jeunes de 10 à 18 ans. Ils veulent étudier en détail l’impact du moniteur et les exercices physiques prescrits sur le niveau d’activité et la santé générale des jeunes souffrant d’une cardiopathie congénitale. Un financement de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, en Colombie-Britannique, permet ces travaux. Le Dr Harris est très enthousiaste, car cette subvention permettra à l’équipe d’inclure des jeunes de régions éloignées. « Ce sera la première fois que cela sera possible. »

Pour Breanna, l’expérience avec le moniteur a tellement bien fonctionné qu’après l’essai, sa famille lui en a acheté un afin qu’elle puisse poursuivre son entraînement.

Le Dr Harris a récemment présenté les résultats de l’étude pilote au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire.