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Poursuivez vos rêves : la première chirurgienne cardiaque inuite

La Dre Donna May Kimmaliardjuk veut inspirer les jeunes Autochtones
Dre. Donna Kimmaliardjuk

Source : Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa

Donna May Kimmaliardjuk a toujours su qu’elle travaillerait de ses mains.

Elle confie ne jamais avoir oublié son désir d’avoir un impact direct sur la vie des gens.

Cela dit, c’est à l’école de médecine de l’Université de Calgary, lors d’un cours sur le cœur et le poumon, qu’elle est « tombée amoureuse du cœur ».

À 28 ans, Donna May était sur le point de devenir la première chirurgienne cardiaque inuite au Canada. Elle en était à sa quatrième année de résidence à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, et pourtant, son visage s’illuminait encore lorsqu’elle parlait du cœur, en particulier des chirurgies complexes qu’elle avait menées dans le cadre de sa spécialisation.

Selon la Dre Kimmaliardjuk, prendre la décision de devenir chirurgienne a été facile, en dépit de tout ce qu’elle ignorait de cette vocation, car il n’y avait pas de médecin dans sa famille. Elle attribue sa réussite au soutien de ses parents, qu’elle décrit comme « forts et résilients », qui l’ont toujours poussée à travailler plus fort et à ne jamais abandonner.

« Ils m’ont appris que rien n’est impossible, peu importe d’où l’on vient », dit-elle.

Au long de son parcours, elle a aussi pu compter sur le soutien de sa famille élargie – qui habite Chesterfield Inlet et Rankin Inlet, au Nunavut – et avec qui elle entretient des liens étroits.

« L’Arctique a inculqué la résilience à ses résidents. Elle fait partie de leur culture, car nous devons pouvoir compter les uns sur les autres. Les Inuits en sont la preuve. »

Leur résilience est mise à l’épreuve presque tous les jours. Comparativement au reste de la population canadienne, le risque de développer une maladie du cœur est plus élevé chez les Autochtones – les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux produits de base, notamment des aliments nutritifs et abordables, des logements adéquats et de l’eau potable. « Il n’est donc pas surprenant que la prévention des maladies du cœur et de l’AVC passe en deuxième pour bon nombre d’entre eux, explique la Dre Kimmaliardjuk.

Dire à quelqu’un de maintenir une pression artérielle donnée n’a rien de facile lorsque cette personne partage une maison de trois chambres avec neuf autres personnes et que sa priorité est de trouver de quoi se nourrir. »

La discrimination que subissent de nombreux Autochtones au sein du système de santé aggrave le problème. De plus, les femmes font souvent l’objet de préjugés sexistes et ont plus de difficulté à obtenir les soins dont elles ont besoin.

En 2018, la Dre Kimmaliardjuk a reçu une bourse Indspire pour souligner ses réalisations sans précédent. Cette bourse est remise à des personnes représentant des modèles qui font grandir l’estime de soi et la fierté au sein de la jeunesse autochtone du pays.

La Dre Kimmaliardjuk espère que son parcours inspirera d’autres jeunes Autochtones à vivre leurs passions, quelles qu’elles soient.

« Même si vous ne connaissez personne qui fait la même chose que vous, ne vous laissez pas décourager. Poursuivez vos rêves. »