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Sauver une vie à la fois

Un chercheur explique comment un ambitieux projet de recherche national aidera à sauver des vies de l’arrêt cardiaque

Le Dr Sheldon Cheskes parle avec Kim Kennedy, une ambulancière.

L’histoire que vous allez lire, le Dr Sheldon Cheskes aime beaucoup la raconter:

Vous êtes en train de faire du vélo sur des petits sentiers avec des amis, les mêmes qui vous accompagnent depuis maintenant 20 ans. Ce jour-là, à peine 10 minutes après être partis, l’un de vos amis s’effondre par terre. Il a perdu connaissance et ne respire plus : il a fait un arrêt cardiaque.

Comme vous vous trouvez en plein milieu d’un parc, il n’y a pas de services d’urgence à proximité. Donc, vous commencez la RCR. Vous appelez une ambulance. Seul avec votre groupe, en plein milieu de cet immense parc, vous faites la RCR pendant 30 minutes, jusqu’à ce que l’ambulance arrive.

Quand elle arrive enfin, les ambulanciers utilisent un défibrillateur pour administrer une décharge électrique à votre ami. Ils poursuivent la RCR et les autres techniques de réanimation. Quand ils arrivent enfin à l’hôpital, 60 minutes se sont déjà écoulées depuis l’arrêt cardiaque.

Quelques semaines plus tard, c’est l’Action de grâces, et votre ami peut sortir de l’hôpital pour retrouver les gens qui lui sont chers.

Aviez-vous deviné qu’il s’agit d’une histoire vraie? C’est bien ce qui est arrivé, il y a quelques mois, à un groupe de cyclistes et d’ambulanciers que connaît le Dr Cheskes, à Hamilton. S’il raconte ce récit, c’est pour souligner l’importance de la RCR (réanimation cardiorespiratoire) ainsi que le potentiel du CanROC, une nouvelle initiative importante de recherche dont le but est d’améliorer le taux de survie à l’arrêt cardiaque.

Le Dr Cheskes, directeur médical du centre de médecine préhospitalière Sunnybrook, à Toronto, et scientifique de l’institut de recherche Li Ka Shing de l’hôpital St. Michael’s, a consacré sa carrière en recherche à l’amélioration des chances de survie après un arrêt cardiaque.

Il a répondu à nos questions au sujet du CanROC, de l’arrêt cardiaque et de ce qu’il faut savoir au sujet de la RCR.

Pourquoi aimez-vous cette histoire?

Ces cyclistes ont été témoins d’un arrêt cardiaque et ont fait la RCR à leur ami au lieu d’attendre de l’aide sans rien faire. Sans leurs efforts de réanimation, leur ami serait mort, c’est certain.

À quel point est-il important que les témoins fassent la RCR?

La RCR, c’est l’intervention qui augmente le plus les chances de survie à un arrêt cardiaque. En plus, elle n’est vraiment pas compliquée. Les chercheurs comme nous reçoivent beaucoup de financement pour mettre au point de nouvelles interventions et de nouveaux médicaments, mais ce que les gens ne semblent pas comprendre, c’est que, le remède le plus efficace, c’est vraiment la RCR pratiquée par les témoins.

Pourquoi faites-vous de la recherche sur l’arrêt cardiaque?

L’arrêt cardiaque peut survenir à tout moment, à tout âge. Il peut survenir à l’école, dans un centre de loisirs… On en compte 40 000 chaque année au Canada, c’est-à-dire un toutes les 13 minutes.

Moi qui suis urgentologue, je considère que l’arrêt cardiaque est l’urgence suprême. En agissant rapidement, on peut sauver les patients d’une mort certaine et leur permettre de retourner auprès de leurs enfants et de leur famille. C’est, à mon avis, le domaine dans lequel je peux faire la plus grande différence.

Qu’est-ce que le CanROC?

« CanROC » signifie Canadian Resuscitation Outcomes Consortium, le consortium canadien sur les résultats de la réanimation : il s’agit d’une prolongation entièrement canadienne d’un ancien réseau de recherche vieux de 10 ans, auquel participaient 10 grands systèmes de SMU à l’échelle de l’Amérique du Nord, y compris dans la région du Grand Toronto, à Ottawa et à Vancouver. Ce réseau de recherche, le Resuscitation Outcomes Consortium, ou ROC, était le plus grand du genre en contexte non hospitalier à explorer des stratégies visant à améliorer les résultats à la suite de lésions traumatiques et d’arrêt cardiaque.

Nous allons maintenant étendre ce concept au pays grâce à un nouveau financement de la part des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et de Cœur + AVC, qui avait déjà appuyé le ROC. Nous comptons travailler à l’élaboration d’un répertoire national sur l’arrêt cardiaque, en plus d’améliorer les chances de survie en cas d’arrêt cardiaque et de lésions traumatiques, et ce, à l’échelle du pays.

Regardez Dr Paul Dorian, chercheur, décrire l’impact de l’initiative CanROC.

Vous êtes en train de faire du vélo sur des petits sentiers avec des amis, les mêmes qui vous accompagnent depuis maintenant 20 ans. Ce jour-là, à peine 10 minutes après être partis, l’un de vos amis s’effondre par terre. Il a perdu connaissance et ne respire plus : il a fait un arrêt cardiaque.

Comme vous vous trouvez en plein milieu d’un parc, il n’y a pas de services d’urgence à proximité. Donc, vous commencez la RCR. Vous appelez une ambulance. Seul avec votre groupe, en plein milieu de cet immense parc, vous faites la RCR pendant 30 minutes, jusqu’à ce que l’ambulance arrive.

Quand elle arrive enfin, les ambulanciers utilisent un défibrillateur pour administrer une décharge électrique à votre ami. Ils poursuivent la RCR et les autres techniques de réanimation. Quand ils arrivent enfin à l’hôpital, 60 minutes se sont déjà écoulées depuis l’arrêt cardiaque.

Quelques semaines plus tard, c’est l’Action de grâces, et votre ami peut sortir de l’hôpital pour retrouver les gens qui lui sont chers.

Aviez-vous deviné qu’il s’agit d’une histoire vraie? C’est bien ce qui est arrivé, il y a quelques mois, à un groupe de cyclistes et d’ambulanciers que connaît le Dr Cheskes, à Hamilton. S’il raconte ce récit, c’est pour souligner l’importance de la RCR (réanimation cardiorespiratoire) ainsi que le potentiel du CanROC, une nouvelle initiative importante de recherche dont le but est d’améliorer le taux de survie à l’arrêt cardiaque.

Le Dr Cheskes, directeur médical du centre de médecine préhospitalière Sunnybrook, à Toronto, et scientifique de l’institut de recherche Li Ka Shing de l’hôpital St. Michael’s, a consacré sa carrière en recherche à l’amélioration des chances de survie après un arrêt cardiaque.

Il a répondu à nos questions au sujet du CanROC, de l’arrêt cardiaque et de ce qu’il faut savoir au sujet de la RCR.

Pourquoi aimez-vous cette histoire?

Ces cyclistes ont été témoins d’un arrêt cardiaque et ont fait la RCR à leur ami au lieu d’attendre de l’aide sans rien faire. Sans leurs efforts de réanimation, leur ami serait mort, c’est certain.

À quel point est-il important que les témoins fassent la RCR?

La RCR, c’est l’intervention qui augmente le plus les chances de survie à un arrêt cardiaque. En plus, elle n’est vraiment pas compliquée. Les chercheurs comme nous reçoivent beaucoup de financement pour mettre au point de nouvelles interventions et de nouveaux médicaments, mais ce que les gens ne semblent pas comprendre, c’est que, le remède le plus efficace, c’est vraiment la RCR pratiquée par les témoins.

Pourquoi faites-vous de la recherche sur l’arrêt cardiaque?

L’arrêt cardiaque peut survenir à tout moment, à tout âge. Il peut survenir à l’école, dans un centre de loisirs… On en compte 40 000 chaque année au Canada, c’est-à-dire un toutes les 13 minutes.

Moi qui suis urgentologue, je considère que l’arrêt cardiaque est l’urgence suprême. En agissant rapidement, on peut sauver les patients d’une mort certaine et leur permettre de retourner auprès de leurs enfants et de leur famille. C’est, à mon avis, le domaine dans lequel je peux faire la plus grande différence.

Qu’est-ce que le CanROC?

« CanROC » signifie Canadian Resuscitation Outcomes Consortium, le consortium canadien sur les résultats de la réanimation : il s’agit d’une prolongation entièrement canadienne d’un ancien réseau de recherche vieux de 10 ans, auquel participaient 10 grands systèmes de SMU à l’échelle de l’Amérique du Nord, y compris dans la région du Grand Toronto, à Ottawa et à Vancouver. Ce réseau de recherche, le Resuscitation Outcomes Consortium, ou ROC, était le plus grand du genre en contexte non hospitalier à explorer des stratégies visant à améliorer les résultats à la suite de lésions traumatiques et d’arrêt cardiaque.

Nous allons maintenant étendre ce concept au pays grâce à un nouveau financement de la part des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et de Cœur + AVC, qui avait déjà appuyé le ROC. Nous comptons travailler à l’élaboration d’un répertoire national sur l’arrêt cardiaque, en plus d’améliorer les chances de survie en cas d’arrêt cardiaque et de lésions traumatiques, et ce, à l’échelle du pays.

Regardez Dr Paul Dorian, chercheur, décrire l’impact de l’initiative CanROC.

En quoi ces recherches profiteront-elles à la population?

Les travaux que nous avons effectués dans le cadre du ROC ont aidé à doubler et même à tripler les chances de survie à l’arrêt cardiaque dans les lieux qui ont participé à l’initiative. Nous espérons propager ces résultats à l’échelle du pays.

Nous désirons que tous les patients puissent obtenir d’excellents soins en cas d’arrêt cardiaque soudain, y compris la RCR par les témoins et l’utilisation d’un défibrillateur externe automatisé (DEA), pour qu’ainsi leurs chances de survie puissent augmenter. Enfin, nous souhaitons obtenir de tels résultats à l’échelle nationale, et non dans certaines zones seulement. C’est l’objectif que je vise pour 2020.

Que devra-t-il se passer pour que cette vision devienne réalité?

Nous devons absolument augmenter le taux de RCR faite par les témoins. Au pays, la RCR n’est pas même pratiquée sur la moitié des victimes d’arrêt cardiaque avant l’arrivée des ambulanciers et des premiers répondants. Dans plusieurs pays, le taux de RCR par les témoins est bien plus élevé. J’ai espoir que nous parviendrons à augmenter ce taux au Canada, pour ainsi augmenter les chances de survie.

Je pense que, si certaines personnes n’agissent pas, c’est par peur de faire quelque chose de mal, de blesser le patient. Il ne devrait pas y avoir une telle peur. Après tout, on ne peut pas faire de mal à quelqu’un qui, en théorie, est mort.

Comment la RCR a-t-elle changé?

La recherche a démontré que la RCR par compressions seules augmente les chances de survie. Ne vous préoccupez pas des voies respiratoires : faites des compressions thoraciques puissantes et rapides. Que votre technique soit parfaite ou imparfaite, le simple fait d’avoir agi aura tout un impact.

Et les DEA là-dedans?

Il est extrêmement important d’apprendre comment utiliser un DEA : c’est la deuxième étape du processus, après la RCR par les témoins. Le DEA est un appareil extrêmement simple à utiliser, même quand on n’est pas médecin. Il suffit d’une très courte formation pour que n’importe qui puisse s’en servir.

Regardez autour de vous dans un aéroport et vous remarquez des défibrillateurs toutes les quelques centaines de mètres. La Fondation espère un jour en voir autant que des extincteurs dans les lieux publics des quatre coins du pays.

Comment la recherche aide-t-elle à améliorer les chances de survie à l’arrêt cardiaque?

Avant les travaux menés par le ROC, personne ne savait mesurer la qualité de la RCR, personne ne savait qu’il fallait pousser fort et vite, tout en réduisant les pauses au minimum. C’est la recherche financée qui nous a permis d’apprendre que la qualité de la RCR fait une immense différence dans les résultats après un arrêt cardiaque.

De nos jours, ces constatations, on les voit partout dans les Lignes directrices canadiennes en réanimation et en premiers soins, lancées par Cœur + AVC en octobre 2015 : on y parle de fréquence des compressions, de profondeur des compressions, de minimisation des interruptions, de relaxation thoracique. Tous ces points sont de fines nuances de la RCR de qualité supérieure. Et sans le financement de Cœur + AVC, nous n’aurions pas pu effectuer ces recherches.

Quel message sur la RCR voudriez-vous que la population retienne?

Il est bien mieux de faire quelque chose que de ne rien faire du tout.

Apprenez la RCR dès aujourd’hui

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