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Bras et jambes


Les séquelles de l’AVC se manifestent dans certains cas par une paralysie ou une faiblesse d’un côté du corps. Ces difficultés réduisent votre niveau d’autonomie.

Difficultés liées aux muscles

L’AVC a parfois une incidence sur les muscles de vos bras, de vos jambes et de vos pieds. Les muscles rétrécissent et deviennent très tendus. C’est un phénomène qu’on appelle la spasticité. Dans d’autres cas, au contraire, ils perdent leur rigidité et deviennent mous (flaccidité musculaire).

Ces changements aux muscles finissent parfois par nuire aux articulations qu’ils supportent. Un tonus musculaire insuffisant proche de l’articulation de l’épaule entraîne dans certains cas une subluxation de l’épaule — qui est une dislocation partielle de l’articulation de l’épaule. Certains mouvements et certaines positions permettent de réduire ce risque. Il ne faut jamais forcer au-delà de ses limites un membre atteint. Demandez à votre équipe de vous proposer des stratégies.

Ces difficultés musculaires prennent dans certains cas la forme d’un syndrome épaule-main — une épaule ou une main et un poignet raides, gonflés et douloureux.

Le traitement des difficultés liées aux muscles comprend :

  • l’adoption d’une position adéquate;
  • l’usage d’attelles ou d’orthèses – des dispositifs spéciaux qui maintiennent en place les articulations;
  • des séances de physiothérapie;
  • des exercices;
  • des injections de toxine botulique (BotoxMD, XeominMD).

La spasticité est une intensification de la tonicité musculaire et une raideur plus prononcée pouvant entraîner des mouvements incontrôlés. Elle peut aussi causer le serrement de votre poing. Il est important, dans cette situation, de veiller à ce que la main reste propre et sèche et que les ongles soient bien coupés. En adoptant des mesures adéquates d’hygiène, vous pouvez prévenir les lésions cutanées. Demandez à votre équipe de vous donner des conseils sur les soins nécessaires en cas de contraction de la main.

Où obtenir du soutien

Les membres de votre équipe de soins de santé qui participent au traitement sont :

  • le physiatre (médecin spécialiste de la réadaptation);
  • le physiothérapeute;
  • l’infirmier.
Se déplacer (mobilité)

Vous déplacer à l’intérieur de votre maison ou dans votre quartier représente une composante importante de votre autonomie. Après un AVC, un manque d’énergie, des douleurs aux muscles et une perte d’équilibre risquent de réduire votre capacité de vous déplacer de façon autonome. Certaines personnes auront besoin de dispositifs d’aide à la marche comme un déambulateur ou un fauteuil roulant. Quel que soit votre mode de déplacement, votre sécurité doit rester votre priorité.

Aides à la mobilité

Une aide à la mobilité est tout appareil facilitant vos déplacements. Assurez-vous que l’appareil répond à vos besoins, aussi bien à la maison que lors de vos sorties. Tous les dispositifs doivent être adaptés à vos dimensions. Vous devez aussi recevoir des conseils sur la manière de les utiliser en toute sécurité. Votre physiothérapeute est à même de s’acquitter de cette tâche.

Orthèses et attelles

Les orthèses ou les attelles sont utiles chez les personnes qui souffrent d’une faiblesse musculaire ou de spasticité après un AVC. Elles ont l’avantage d’apporter un soutien aux membres et de les stabiliser pour faciliter leur fonctionnement.

Déambulateurs

Les déambulateurs fournissent un appui à l’utilisateur lorsque celui-ci se déplace. Ils ont soit deux roues, soit quatre roues ou bien n’en ont aucune. Votre physiothérapeute s’assurera que le modèle choisi convient à vos besoins et que vous savez quelle position adopter pendant l’utilisation.

Cannes

Il existe différents types de cannes. Certaines se terminent par un seul embout. D’autres, pour plus d’équilibre, se terminent par trois embouts. L’embout de caoutchouc permet, dans certains cas, l’ajout d’une pointe métallique pour la marche en hiver.

Fauteuils roulants

Il existe deux types de fauteuils roulants : manuel et électrique. Un fauteuil manuel convient parfaitement à vos besoins si vous avez assez de force pour faire tourner les roues ou si quelqu’un est disponible pour vous pousser. Les fauteuils roulants électriques sont préférables si leurs dimensions sont adaptées à votre domicile et si vous avez la capacité de les utiliser en toute sécurité.

Si vous avez besoin d’un fauteuil roulant, un membre de votre équipe de soins doit se charger de trouver le modèle qui vous convient le mieux. Il doit vous montrer quelle position adopter lorsque vous êtes assis dans le fauteuil et vérifier si vous avez besoin ou non d’un coussin de siège ou d’un appui-dos. Une bonne position prévient les blessures et les lésions de pression. Vous apprendrez comment sortir de votre fauteuil de façon sécuritaire lorsque vous allez aux toilettes ou que vous voulez passer du fauteuil à votre lit ou à une chaise.

Vous devez prévoir comment vous déplacer en fauteuil roulant à l’intérieur de la maison. Y a-t-il assez d’espace pour franchir les cadres de porte ou pour faire un tour complet?

Assurez-vous que votre fauteuil roulant est muni d’une ceinture de sécurité et faites-en usage. Un membre de l’équipe vous montrera comment vous asseoir dans votre fauteuil roulant et en sortir de façon sécuritaire.

Un quadriporteur est une autre possibilité qui convient peut-être à vos besoins.

Où obtenir du soutien

Votre ergothérapeute et votre physiothérapeute vous aideront à choisir des aides à la mobilité adaptées à vos dimensions. Ils vous montreront comment les utiliser de façon sécuritaire.

Les groupes de services locaux prêtent parfois du matériel.

Certains groupes de services à l’échelon local ont parfois mis sur pied un système de location.

Consulter la section Activités quotidiennes pour connaître les façons de vous adapter afin d'exécuter vos tâches quotidiennes.