skip-to-main-content
Faire un don
Pourquoi faire un don

Christine Cushing est en mission

La chef et auteure veut outiller les femmes et éliminer les maladies du cœur et l’AVC.
Christine Cushing avec sa mère.

Christine Cushing et sa mère, Georgia.

Christine Cushing connaît bien les effets dévastateurs des maladies du cœur et de l’AVC puisqu’ils touchent les deux côtés de sa famille. Sa mère, Georgia, vit avec une insuffisance cardiaque congestive.

En tant qu’auteure de livres de cuisine, personnalité des médias et chef cuisinière jouissant d’une grande popularité, Christine inspire des gens de partout au pays à cuisiner depuis plus de 20 ans. Elle prend maintenant la parole pour aider davantage de femmes à prendre conscience des risques qu’elles courent et à défendre leur santé cardiaque et cérébrale. 

Au cours de notre entrevue, elle nous a parlé de son expérience et de ses espoirs.

Votre mère a subi un triple pontage à l’âge de 75 ans, mais il a fallu trois ans pour que sa maladie du cœur soit diagnostiquée. Que s’est-il passé?

Ma mère prenait toujours soin des autres. C’était une personne très énergique, qui était en excellente forme. Elle savait que quelque chose n’allait pas, mais elle ne pouvait pas dire exactement ce qu’elle ressentait. Elle a consulté des médecins, mais s’ils ne voient pas ce qui ne va pas, ils ne vont pas nécessairement vous orienter vers un spécialiste.

J’ai l’impression que c’est là qu’il faut faire la distinction entre les hommes et les femmes puisque les maladies du cœur et l’AVC peuvent se manifester différemment chez les deux sexes. Je pense aussi qu’en tant que femmes, nous fermons les yeux sur le problème, mais qu’au fond, nous en sommes conscientes.

Je crois que si quelqu’un avait posé les bonnes questions et avait poussé l’examen plus loin, ma mère aurait peut-être été traitée plus rapidement.

L’expérience de votre mère a-t-elle changé la façon dont vous gérez votre propre santé?

Oui, en effet. À l’avenir, je chercherai à obtenir plus de conseils, je poserai des questions et je saurai quand je me sens mal.

<p>Christine cuisinant avec sa mère.</p>

Christine cuisinant avec sa mère.

En tant que femmes, je pense que nous devons comprendre comment fonctionne notre corps, définir ce que nous ressentons vraiment et connaître les ressources dont nous disposons. Il est important de savoir quand et comment insister pour voir un spécialiste. En général, je crois que les femmes devraient défendre leurs propres intérêts en matière de santé.

  • Sachez quoi demander à votre médecin. Obtenez votre guide gratuit sur la santé du cœur.

Pourquoi avez-vous décidé de collaborer avec Cœur + AVC?

Cette cause me tient à cœur. Les maladies du cœur et l’AVC ont touché les deux côtés de ma famille. À 53 ans, mon père a subi une violente crise cardiaque. On ne pensait pas qu’il s’en sortirait, mais il est devenu la première personne à se faire implanter un nouveau type de stimulateur cardiaque, qui lui a permis de vivre 30 ans de plus. Cette découverte novatrice montre ce que la recherche peut faire : sauver des vies. 

Avec ces antécédents familiaux de maladies du cœur, que faites-vous pour maintenir un mode de vie sain? 

Je ne vis pas dans la peur. Je crois que la modération est importante : je ne dis pas que je ne mangerai jamais ceci ou cela. Par exemple, j’aime bien déguster un verre de vin et boire avec modération, mais je ne fume pas et j’évite le sucre. Je n’ai pas bu de boisson gazeuse depuis 20 ans. 

 
<p>« J’espère inspirer les gens à apporter de petits changements à leur vie pour les aider à long terme. »</p>

« J’espère inspirer les gens à apporter de petits changements à leur vie pour les aider à long terme. »

Le stress est un facteur qui n’est pas toujours reconnu; j’essaie de le gérer. Je pense que mes deux parents étaient très stressés.

Qu’espérez-vous accomplir avec Cœur + AVC?

Je veux sensibiliser davantage les gens aux enjeux liés aux maladies du cœur et à l’AVC, particulièrement les femmes. Je veux leur donner des moyens afin qu’elles défendent leur propre santé au lieu d’ignorer leurs problèmes. 

J’ai été choquée d’apprendre que la majorité des travaux de recherche sur les maladies du cœur et l’AVC porte principalement sur les hommes. Il faut mieux former les médecins pour qu’ils sachent quelles questions poser aux femmes et ainsi mieux aider celles-ci, et il est essentiel de sensibiliser les gens pour changer les choses. 

De plus, j’espère inspirer les gens à apporter de petits changements à leur vie pour les aider à long terme. Je me sens responsable en tant que chef et amoureuse de la nourriture, puisque cette dernière représente ma raison d’être. C’est mon but dans la vie : inspirer les gens et leur apprendre à connaître ce qu’ils mangent.