Dr Wang debout dans son laboratoire dans une blouse blanche

AVC

Combattre les dommages de l’AVC grâce à la neuroprotection

Le Dr Yu Tian Wang met au point des médicaments pour sauver les cellules cérébrales après un AVC

Chapitre 1 Trouver la motivation

Le Dr Yu Tian Wang se souvient de l’impuissance qu’il ressentait lorsqu’il était un jeune interne en médecine et travaillait au département de neurologie de l’hôpital universitaire du Shandong, en Chine, au début des années 80.

Parmi les patients se trouvaient des personnes ayant subi un AVC et vivant avec d’autres types de maladies et de lésions cérébrales. « À l’époque, au service de neurologie, nous ne disposions pas de bons moyens pour les traiter, mentionne-t-il. C’était difficile de les voir souffrir. »

Ces sentiments lui ont donné une motivation qui l’anime encore à ce jour.

« J’ai réalisé que nous ne comprenions pas vraiment le fonctionnement normal du cerveau, ou ce qui cause des lésions aux neurones des patients malades. » Il voulait comprendre l’essence du problème et pour y arriver, il devait travailler en laboratoire. 

 
Dr Wang assis devant son ordinateur en souriant.
Les travaux du Dr Wang ont permis de découvrir certaines fonctions microscopiques des cellules cérébrales.
 Dr Wang dans son laboratoire en blouse blanche
Le Dr Wang collabore avec d’autres chercheurs dans le cadre de ses travaux sur les neuroprotecteurs.

Chapitre 2 Définir le problème

Aujourd’hui, le Dr Wang est neuroscientifique à l’Université de la Colombie-Britannique et titulaire de la Chaire de recherche sur l’AVC de Cœur + AVC de la Colombie-Britannique et du Yukon. Il est reconnu comme une sommité mondiale en ce qui a trait aux causes de la mort des cellules cérébrales et aux moyens de les sauver.

Grâce au soutien des donateurs de Cœur + AVC depuis des dizaines d’années, il a systématiquement brossé le tableau des processus microscopiques se déroulant de manière continue dans notre cerveau et démontré comment ces processus sont perturbés par l’AVC et les autres types de maladies et de lésions cérébrales.

Les enjeux de cette recherche sont critiques.

Le Dr Wang explique que dans la majorité des cas, l’AVC est causé par un caillot qui bloque la circulation sanguine dans une partie du cerveau. « Les neurones meurent très vite, soit au rythme de 1,9 million par minute après un AVC. »

Plus les cellules cérébrales meurent, plus la personne risque de mourir ou de souffrir d’incapacités permanentes – comme les patients que le Dr Wang voyait au service de neurologie.

Le financement des maladies du cœur et de l'AVC est essentiel. Un support continu signifie que le travail se poursuit étape par étape
Dr. Yu Tian Wang

Avant de traiter un AVC, il faut le diagnostiquer. Il faut déterminer s’il s’agit d’un AVC ischémique, causé par un caillot, ou, en de rares occasions, d’un AVC hémorragique, où un vaisseau sanguin se rompt et cause une hémorragie. L’AVC ischémique peut être traité en détruisant le caillot par l’administration d’un médicament, ou en extrayant le caillot au moyen d’une procédure appelée thrombectomie endovasculaire. 

Dans de nombreux hôpitaux, des équipes spécialisées dans la prise en charge de l’AVC agissent rapidement pour diagnostiquer le patient au moyen d’un tomodensitogramme ou d’une imagerie par résonance magnétique. Malgré toute son efficacité, ce processus prend plusieurs précieuses minutes.

Et si l’on pouvait activer une sorte d’interrupteur chimique qui ralentirait ou empêcherait la mort de nombreuses cellules cérébrales dans les premières minutes et heures qui suivent un AVC? On pourrait gagner du temps pour diagnostiquer l’AVC et le traiter afin de rétablir l’apport sanguin dans les zones touchées du cerveau.

C’est exactement ce que visent le Dr Wang et ses collaborateurs.

 

Chapitre 3 La promesse des médicaments neuroprotecteurs

Alors que les essais cliniques pour le NA-1 se poursuivent en vue d’une éventuelle mise en circulation, le Dr Wang travaille dans son laboratoire sur d’autres médicaments qui pourraient aider à maintenir les cellules cérébrales en vie.

L’un de ses projets consiste à développer une molécule qui pourrait activer un processus de survie au sein de la cellule découvert par son équipe : c’est, essentiellement, l’approche inverse du NA-1.

« On peut administrer cette molécule indépendamment du NA-1, ajoute-t-il. On pourrait même la combiner au NA-1. Ainsi, d’un côté, on bloquerait la mort cellulaire, et de l’autre, on favoriserait la survie des cellules. »

Il croit que d’ici dix ans, ce ne seront que deux solutions parmi un éventail croissant de médicaments neuroprotecteurs qui ciblent diverses voies, notamment l’inflammation et les radicaux libres. Ensemble, ils compléteront les traitements améliorés qui détruisent les caillots pour rétablir la circulation sanguine après un AVC ischémique.

Le Dr Wang veut combattre l’AVC et les dommages qu’il cause.

Pour ce faire, dit-il, le financement de Cœur + AVC est essentiel. « Un soutien continu signifie que le travail se poursuit étape par étape. Les découvertes que nous avons réalisées lors de nos travaux sur la voie du signal de la mort cellulaire ont conduit à d’autres travaux sur la voie de la survie cellulaire. »

Chapitre 4 D’autres voies pour protéger les cellules cérébrales

Alors que les essais cliniques pour le NA-1 se poursuivent en vue d’une éventuelle mise en circulation, le Dr Wang travaille dans son laboratoire sur d’autres médicaments qui pourraient aider à maintenir les cellules cérébrales en vie.

L’un de ses projets consiste à développer une molécule qui pourrait activer un processus de survie au sein de la cellule découvert par son équipe : c’est, essentiellement, l’approche inverse du NA-1.

« On peut administrer cette molécule indépendamment du NA-1, ajoute-t-il. On pourrait même la combiner au NA-1. Ainsi, d’un côté, on bloquerait la mort cellulaire, et de l’autre, on favoriserait la survie des cellules. »

Il croit que d’ici dix ans, ce ne seront que deux solutions parmi un éventail croissant de médicaments neuroprotecteurs qui ciblent diverses voies, notamment l’inflammation et les radicaux libres. Ensemble, ils compléteront les traitements améliorés qui détruisent les caillots pour rétablir la circulation sanguine après un AVC ischémique.

Le Dr Wang veut combattre l’AVC et les dommages qu’il cause.

Pour ce faire, dit-il, le financement de Cœur + AVC est essentiel. « Un soutien continu signifie que le travail se poursuit étape par étape. Les découvertes que nous avons réalisées lors de nos travaux sur la voie du signal de la mort cellulaire ont conduit à d’autres travaux sur la voie de la survie cellulaire. »