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Améliorer la santé cardiaque et cérébrale des femmes

Des fonds pour de nouveaux projets de recherche mettant de l’avant la santé des femmes autochtones
Dr. Heather Foulds was named Early Career Women’s Heart and Brain Health Chair.

La Dre Heather Foulds est devenue titulaire la chaire sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes autochtones pour les chercheurs en début de carrière.

Au pays, de nombreuses femmes meurent prématurément d’une maladie du cœur ou d’un AVC. Cette situation est encore plus grave chez les femmes autochtones, qui présentent deux fois plus de risque de mourir de ces affections que les autres femmes.

Les facteurs de risque physiques contribuent en partie à accroître ce risque chez les femmes autochtones. Mais quelles répercussions les facteurs culturels et sociaux ont-ils sur la santé de ces femmes? 

La Dre Heather Foulds, professeure adjointe au collège de kinésiologie à l’Université de la Saskatchewan, collabore avec des membres de la communauté autochtone afin de mettre en lumière les répercussions qu’ont les facteurs culturels et sociaux sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes autochtones. 

Grâce à une équipe composée d’adjoints à la recherche, d’étudiants autochtones et d’un comité consultatif de la communauté autochtone, la Dre Foulds va mener une série de cinq études qui combineront des approches occidentales et autochtones, allant d’activités de transfert des connaissances à des cercles de partage en passant par des festins. L’objectif est de cibler les facteurs culturels et sociaux qui peuvent avoir une influence sur le risque présenté par les femmes et de trouver des moyens d’améliorer la prévention, le dépistage et les traitements.

La Dre Foulds est récemment devenue titulaire de l’une des deux chaires sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes autochtones pour les chercheurs en début de carrière. Au total, quatre chercheurs ont été nommés pour occuper les nouvelles chaires qui se consacrent à la santé des femmes, grâce à un partenariat entre Cœur + AVC et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Nous vous présentons ci-dessous les autres titulaires ainsi que leur projet de recherche.

La Dre Bernice Downey : améliorer les soins pour les femmes autochtones

La Dre Bernice DowneyBernice Downey, professeure adjointe à l’Université McMaster, à Hamilton, et titulaire de l’autre chaire sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes autochtones pour les chercheurs en début de carrière, étudie les facteurs culturels liés aux lacunes quant à la promotion de la santé, au diagnostic, aux traitements et à la recherche et qui ont une incidence sur les femmes autochtones. Elle examine dans le détail les moyens que nous pouvons prendre pour améliorer la formation des professionnels de la santé afin de les aider dans leur travail auprès des femmes autochtones dans le respect des cultures, ce qui favorise l’établissement de relations de confiance.

Pendant cinq ans, la Dre Downey et son équipe réaliseront leur recherche en utilisant des connaissances occidentales et autochtones pour que les femmes autochtones soient en mesure d’autogérer leurs facteurs de risque ou leur maladie du cœur. Son équipe et elle feront aussi l’essai d’un nouveau modèle de prestation de soins afin d’évaluer si ce modèle favorisera la motivation des femmes autochtones et leur capacité à mieux gérer leur santé. 

Photo: McMaster University

Le Dr Husam Abdel-Qadir : les répercussions du cancer du sein sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes 

Le Dr Husam Abdel-QadirIl existe un lien bien connu entre le traitement du cancer du sein et l’apparition d’une maladie du cœur : un cœur fragilisé. Les scientifiques ont aussi supposé que le traitement prédisposait les femmes à la fibrillation auriculaire, une forme d’irrégularité du rythme cardiaque qui peut causer un AVC. De plus, le cancer du sein entraîne du stress et de l’anxiété, surtout chez les femmes ayant des expériences de vie particulières, comme le fait d’appartenir à une minorité ethnique, ce qui accroît leur risque de maladies du cœur. 

Le Dr Husam Abdel-Qadir, scientifique à la Women’s College Research Institute, à Toronto, et titulaire d’une chaire sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes pour les chercheurs en début de carrière, travaille à cibler les maladies du cœur causées par la chimiothérapie à un stade précoce dans le cadre d’un projet unique qui implique 200 femmes recevant un traitement de chimiothérapie pour leur cancer du sein. Son équipe examinera également de quelle façon les expériences de vie particulière des femmes peuvent affecter leur santé cardiovasculaire et si les patientes atteintes du cancer du sein dont la santé cardiaque est compromise après les traitements de chimiothérapie ont plus de troubles de mémoire et de concentration.

Cette étude nous fournira des données importantes afin de préserver la santé cardiaque et cérébrale des femmes ayant reçu des traitements de chimiothérapie pour combattre le cancer du sein.

La Dre Kara Nerenberg : réduire le risque d’hypertension artérielle chez les femmes après la grossesse

La Dre Kara NerenbergDe nombreuses femmes souffrent d’hypertension artérielle pendant la grossesse, ce qui les rend 2 à 5 fois plus à risque de subir une crise cardiaque ou un AVC avant l’âge de 40 ans et de mourir prématurément avant l’âge de 60 ans. Pourtant, la moitié des médecins au pays ignorent ce fait, et il en va de même pour leurs patientes. 

La Dre Kara Nerenberg, professeure adjointe à l’Université de Calgary et titulaire de la chaire sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes pour les chercheurs en milieu de carrière, dirige un programme de recherche qui étudie quelques questions importantes : combien de femmes qui sont touchées par ce trouble (appelé le trouble hypertensif de la grossesse, ou « THG ») vont présenter des facteurs de risque liés aux maladies du cœur et à l’AVC? Quelle est la meilleure façon d’atteindre ces femmes afin de les sensibiliser? Quels sont les outils et les ressources dont les médecins ont besoin pour aider ces nouvelles mères prévenir les maladies du cœur et l’AVC? 

D’abord, la Dre Nerenberg examinera les bases de données sur la santé des femmes de l’Alberta pour connaître les facteurs, soit la raison, le lieu, le moment et le nombre de fois, pour lesquels ces femmes consultent leur médecin après l’accouchement. Dans le cadre de son programme, elle collaborera avec des cliniques spécialisées dans le domaine de partout au pays afin de tester et de développer des outils qui pourront aider les médecins à fournir de meilleurs soins aux femmes qui ont accouché. 

Photo: Adrian Shellard

Les fonds

Le financement pour ces quatre chaires sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes a été possible grâce aux organismes suivants :

  • Cœur + AVC; 
  • Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) :
    • Institut de la santé des Autochtones,
    • Institut de la santé circulatoire et respiratoire,
    • Institut de la santé des femmes et des hommes;
  • Santé Canada, par des fonds destinés à Cœur + AVC afin d’appuyer des projets de recherche axés sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes, et de promouvoir la collaboration entre les établissements de recherche au pays.

Le budget fédéral 2016 a prévu un investissement de cinq millions de dollars sur cinq ans qui permettra à Cœur + AVC et à ses partenaires d’appuyer des projets de recherche axés sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes et de promouvoir la collaboration entre les établissements de recherche au pays.

Le mandat de chaque chaire est de générer de nouvelles connaissances qui améliorent la sensibilisation, la prévention et la compréhension de la façon dont les facteurs biologiques et socioculturels affectent la santé cardiaque et cérébrale des femmes. Le mandat des titulaires des chaires de recherche autochtone, en particulier, inclut les obstacles et les facteurs externes pouvant influencer la santé des femmes autochtones au pays.