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Denny Morrison recouvre sa vigueur après un AVC

Le champion de patinage de vitesse poursuit à nouveau ses rêves
 Josie et Denny partagent un moment de tendresse après son AVC.

Toujours à ses côtés : Josie et Denny partagent un moment de tendresse après son AVC.

Denny Morrison s’avoue chanceux que sa conjointe et coéquipière, Josie (Spence), l’ait accompagné lors d’une randonnée à Salt Lake City, en Utah. 

C’est elle qui a reconnu les signes de l’AVC chez lui, qui n’était alors âgé que de 30 ans.

En route vers Calgary, peu de temps après notre départ, il m’est apparu évident que Denny n’était pas comme d’habitude », affirme Josie. L’athlète ayant participé quatre fois aux Jeux olympiques pouvait sans effort se tenir en équilibre sur une lame d’un millimètre de large et patiner à 60 kilomètres à l’heure. Toutefois, lorsque le couple s’est arrêté à une halte routière, Denny pouvait à peine garder ses sandales dans ses pieds et, peu de temps après, il s’est mis à bafouiller.

Le retour de Denny après l’AVC représente une histoire d’amour et de dévouement. Josie, sa femme, est restée à ses côtés, du lit d’hôpital à la glace de patinage de vitesse des Jeux olympiques d’hiver de 2018. Son histoire est en fait leur histoire. Et c’est une merveilleuse histoire  immortalisée sur cette vidéo.

Alarmée, Josie a envoyé un message texte au directeur médical de l’équipe canadienne de patinage de vitesse. Celui-ci lui a répondu que Denny devait aller immédiatement à l’hôpital.

Plus d’un an après ce jour terrifiant, survenu peu de temps après son affreux accident de moto, l’athlète est maintenant sur la voie du rétablissement. Qui plus est, il s’est qualifié une nouvelle fois pour représenter le Canada aux Jeux olympiques d’hiver. Josie aussi est de la partie.

Alors que le couple se préparait aux Jeux de la Corée du Sud, ils se sont entretenus avec Cœur +AVC à propos de son AVC et de son rétablissement, à savoir dans quelle mesure leur expérience à renforcer leur relation et leur vision du reste de leur vie.

Comment l’AVC a-t-il transformé votre relation?

Denny : Nous nous sommes rapprochés depuis. Nous sommes mariés maintenant!
Josie : Nous avons traversé tant d’épreuves ensemble. Malgré les creux et les bas que nous avons vécus, nous nous chérissons et nous aimons toujours autant… comme si nous étions faits pour vivre cela ensemble. 

Y a-t-il un moment qui vous a marqué à jamais?

Denny: Lors de mon AVC, Josie m’a pris la main et m’a dit que tout irait bien; et elle avait raison. C’est pourquoi je décris Josie comme mon ange gardien.

Dans d’autres entretiens, vous parlez de votre audace et de votre esprit compétitif. Quel rôle ces traits ont-ils été joués dans votre rétablissement?

Denny : À l’hôpital, je disais à Josie que ce n’était qu’un obstacle de plus sur mon chemin vers les Jeux olympiques d’hiver de 2018 en Corée du Sud. Je ne savais pas ce qu’était un AVC à ce moment-là. En réalité, le rétablissement a été beaucoup plus difficile.

Josie, avez-vous reconnu la persévérance de Denny durant son rétablissement?

Josie : Tout à fait. Dans cet hôpital, on pouvait clairement voir que Denny était un athlète de haut niveau. À tous ses tests, il donnait son 110 % et s’il en échouait, il se pratiquait jusqu’à ce qu’il les réussisse bien. Un de ses tests consistait à se toucher le nez, puis à toucher le doigt de l’infirmière. Aussitôt cette dernière sortie de la chambre, Denny a dit : « J’ai intérêt à faire mieux. Il faut que je m’y mette. » Je l’ai donc aidé à s’entraîner. On pouvait voir toute sa détermination à améliorer son état dès le début.

<p>« Tu m’as dit que tout irait bien. Et tu avais raison. »</p>

« Tu m’as dit que tout irait bien. Et tu avais raison. »

Qu’est-ce qui a été le plus difficile durant votre rétablissement?

Denny : Sur le plan physique, j’ai mis du temps à retrouver la motricité fine de mes jambes et mon assurance sur celles-ci, dont j’ai grandement besoin pour reprendre le patinage. C’est aussi difficile d’avoir de l’empathie pour ma situation; j’y travaille toujours. En tant qu’athlète, j’ai toujours été dur envers moi-même; je vise toujours la perfection. Maintenant, lorsque j’ai du mal à prononcer des mots, que j’échoue à un test de coordination, que j’oublie de l’information ou que je perds le fil de ma pensée… c’est incroyablement frustrant. Je vois chaque embûche comme un énorme problème auquel je dois remédier.

Qu’est-ce qui vous a inspiré à persévérer après votre AVC?

Denny : Pour moi, le patinage de vitesse a toujours été une façon de remporter des médailles et des victoires personnelles. Après mon AVC, j’ai rencontré d’autres survivants et constaté leur bravoure, les grands efforts qu’ils ont dû déployer pour recouvrer leur vie d’avant. Ces personnes travaillent d’arrache-pied pour perpétuer les souvenirs qui marqueront leur vie. Comment pourrais-je ne pas m’investir autant?

Je suis très heureux de reprendre la course, et j’apprécie tout autant les moments que j’ai failli manquer dans ma vie en général, mon mariage avec Josie étant un de mes plus beaux. Ainsi, ce sont les autres survivants qui m’ont inspiré à redevenir moi-même et à ne pas passer à côté de ces moments; et je les en remercie. 

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