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Une vie sauvée dans un local de cardiovélo

Shawn Beaulne savait que la RCR et un DEA représentaient la meilleure chance de survie de l’inconnu inconscient à ses pieds
 Trois hommes sourient ensemble.

De gauche à droite : Shawn Beaulne en compagnie de John Marechal et de Daryl Cheney, l’ambulancier qui a pris soin de John jusqu’à l'hôpital.

« Savez-vous comment effectuer la RCR? Quelqu’un là-bas s’est effondré. » C’est comme ça qu’une femme sortant précipitamment d’un local de cardiovélo a interpellé Shawn Beaulne.

Shawn, gendarme spécial du Service de police de Brantford, s’était rendu au centre communautaire d’Ancaster, en Ontario, pour assister à la partie de hockey de sa fille. Il avait décidé de se dégourdir les jambes avant la mise au jeu.

« Je vais voir ce que je peux faire », a-t-il répondu à la dame. Dans le cadre de son travail, Shawn est tenu de renouveler sa certification en réanimation cardiorespiratoire (RCR) tous les trois ans. Il avait déjà effectué cette technique par le passé, lorsque son frère Chris a subi une crise cardiaque en 2009.

Shawn s’est précipité dans le local, où il a aperçu John Marechal coincé entre le mur et un vélo stationnaire. Il avait des convulsions et haletait, puis soudain, il a cessé de respirer.

« Mon ami, je ferai tout pour te garder en vie », a juré Shawn à l’homme inconscient. Il soupçonnait alors un arrêt cardiaque, car le cœur de l’homme avait cessé de battre et celui-ci risquait de mourir si on ne le réanimait pas.

Quelqu’un était déjà allé chercher le défibrillateur externe automatisé (DEA) installé dans le local. 

 

Mon ami, je ferai tout pour te garder en vie.

Shawn Beaulne

On compte jusqu’à 40 000 cas d’arrêt cardiaque chaque année au pays. Utilisés de pair dans les premières minutes suivant l’incident, la RCR et le DEA peut plus que doubler les chances de survie des victimes.

« Le moment crucial pour l’utilisation d’un DEA se situe dans les trois premières minutes suivant l’incident », précise Andrew Lotto, chef senior, réanimation opérations nationales de Cœur + AVC.

Les DEA sont conçus de manière à ne traiter que les personnes qui en ont réellement besoin. Si une personne inconsciente n’est pas victime d’un arrêt cardiaque, l’appareil ne produira aucune décharge électrique.

Remettre le cœur en marche

Suivant les instructions indiquées sur l’appareil, Shawn a libéré électrodes de leurs sangles et les a placées sur la poitrine de John. Le DEA a mesuré le rythme cardiaque de la victime, puis a affiché un message indiquant de commencer la RCR. Il a ensuite envoyé une décharge électrique au cœur de l’homme inconscient.

La RCR et le DEA sont deux méthodes complémentaires : d’une part, les compressions thoraciques permettent de faire circuler le sang vers le cœur, le cerveau et d’autres organes, et d’autre part,

le DEA surveille le cœur de la victime et, lorsqu’il détecte un rythme cardiaque, il envoie une décharge électrique afin de le faire battre à nouveau.

L’appareil a indiqué à Shawn de presser plus fort. Ce dernier a alors augmenté l’intensité des compressions.

Lorsqu’une des personnes présentes lui a fait remarquer qu’il risquait de briser les côtes de la victime, il lui a répondu qu’à ce stade, ça n’avait plus d’importance.Selon Andrew Lotto, Shawn a eu raison de répondre ainsi. Lorsque le cœur d’une personne cesse de battre, les compressions thoraciques que vous effectuez ne peuvent pas lui faire du mal; elles ne peuvent que l’aider.

Après la deuxième décharge du DEA, les ambulanciers sont arrivés et ont pris la relève. John a été transporté à l’hôpital, où il a subi une intervention chirurgicale.

Shawn avait depuis longtemps compris l’importance des DEA. Lorsque son frère a été victime d’un arrêt cardiaque dans une cabane dans les bois, il a fallu deux heures pour le transporter à l’hôpital. Après tout ce temps, le DEA des ambulanciers pouvait encore détecter une faible activité cardiaque, entre autres grâce à la RCR que Shawn avait effectuée pendant les deux heures précédentes. Malheureusement, l’homme de 37 ans est décédé peu de temps après.

Un plus grand nombre de DEA pour sauver plus de vies

Shawn a envisagé de se procurer son propre DEA et de le garder dans sa voiture. Il admet qu’il s’agit d’un recours un peu extrême. Cependant, son cousin qui dirige un centre de conditionnement physique à Brantford n’en possédait aucun dans ses installations. « Es-tu fou? » lui a demandé Shawn. Il n’en fallut pas plus pour que le propriétaire du petit établissement s’en procure un.

Grâce l’intervention rapide de Shawn, en lui a administrant la RCR et en utilisant le DEA, John s’est rétabli. Il est en bonne santé et est devenu un fervent cycliste. D’ailleurs, les deux inconnus sont maintenant de bons amis et ont participé ensemble dans le cadre de la Randonnée Manulife pour les maladies du cœur.

« Nous avons passé un moment fantastique, se souvient Shawn. C’était très émouvant. C’est un vrai plaisir de voir John faire toutes ces choses aujourd’hui. »

Jusqu’à 85 % des arrêts cardiaques surviennent à la maison ou dans des lieux publics. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC s’efforce, en collaboration avec ses partenaires, d’accroître le nombre de DEA dans les lieux publics partout au pays.

 

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