L’expérience de Nancy a sauvé son oncle

Son oncle présentait des signes de l’AVC, mais avait peur de se rendre à l’hôpital. Nancy savait que c’était une urgence.

Le 30 avril dernier, le téléphone sonne. Nancy Beaudoin reçoit un appel de sa tante, dont elle est très proche et qui lui demande conseil. Son oncle présente des signes de l’AVC, mais il craint, comme beaucoup de gens, d’aller à l’hôpital. Souffrant d’asthme chronique, il a peur de contracter la COVID-19.

« J’ai dit à ma tante d’appeler le 9-1-1, où on lui a fortement conseillé de se rendre immédiatement aux urgences. Même en temps de pandémie, un AVC reste une urgence médicale, et il faut réagir très rapidement. J’en sais quelque chose. » Effectivement, Nancy est passée par là.

Une rupture d’anévrisme à 33 ans

En 2006, Nancy a tout pour elle. Elle a une carrière florissante et une vie amoureuse épanouie. Deux jours avant son 34e anniversaire, Nancy s’offre une journée au spa avec sa mère.

La journée se déroule à merveille, jusqu’à ce que Nancy ressente un violent mal de tête soudain. Quelques minutes plus tard, elle est prise de convulsions et de vomissements, puis perd connaissance.

L’ambulance est appelée sur les lieux et Nancy est conduite à l’hôpital, où elle subit une opération pour une rupture d’anévrisme. Nancy a été victime d’un AVC hémorragique.

« Je me suis réveillée une semaine plus tard aux soins intensifs, raconte Nancy. C’est à ce moment qu’on m’a appris que j’avais subi un AVC et que j’avais un deuxième anévrisme cérébral. »

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Nancy Beaudoin, survivante d’un AVC, et sa fille.

Malgré tout, Nancy est déterminée et est prête à relever tous les défis. Elle réapprend rapidement à s’asseoir, à se lever et à marcher. Elle apprend aussi à vivre avec une fatigue cérébrale constante et à trouver des stratégies pour compenser ses pertes de mémoire.

C’est en 2014, à l’âge de 42 ans, que la vie de Nancy prend un nouveau sens : « Mon plus grand rêve s’est réalisé. Je suis devenue maman pour la première fois, malgré l’anévrisme toujours présent dans mon cerveau. »

Une mise en attente involontaire

En février 2020, 14 ans après l’AVC, Nancy se retrouve sur la table d’opération pour emboliser l’anévrisme cérébral.

« À mon réveil, je pensais que tout allait bien, que je n’avais plus cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. C’est là qu’on m’a annoncé que j’avais deux autres anévrismes cérébraux en plus de celui qui devait être traité, et que je devrai subir une nouvelle opération pour emboliser les trois anévrismes. »

Le 30 mars, journée prévue de l’opération, Nancy apprend que son intervention est remise à une date indéterminée. À cause de la pandémie de maladie à coronavirus, les chirurgies sont limitées aux urgences seulement. À la fin mai, Nancy se trouve toujours sur la liste d’attente. « Je vis bien avec ça, mais c’est certain que c’est stressant, sachant que les anévrismes peuvent se rompre à tout moment. Le temps d’attente est long, mais je monte dans la liste de priorités. Je devrais me faire appeler dans les prochaines semaines. »

Une histoire qui finit bien

La bonne nouvelle est que l’expérience de Nancy a possiblement sauvé son oncle : « Mon oncle a subi un mini-AVC (AIT) et n’a aucune séquelle. C’est une excellente nouvelle! Il aura quelques suivis et une médication, mais tout va bien. »

Quant à la suite de son histoire, Nancy est sereine, et certaine que le téléphone sonnera et que l’hôpital lui annoncera qu’elle se fera opérer sous peu, afin de profiter de la vie avec sa fille.

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